Spectacle :
La femme-papillon
Synopsis
Dans une époque où les miroirs ont été bannis pour ne plus refléter les illusions et les mensonges des hommes, un savant fou donne vie à une créature qu’il a façonnée de toutes pièces : une jeune fille emmaillotée de bandelettes, que l’on surnomme la « fille-momie ». Rejetée dès sa naissance, elle devient serveuse dans un bar, où elle découvre un monde régi par des règles patriarcales qu’elle ne comprend pas encore.
De la fille-momie à la femme papillon, elle va découvrir son corps, mesurer le pouvoir qu’elle exerce sur les autres, traverser les désillusions de l’amour et apprendre à se reconstruire. Un conte musical intime, porté sur scène par une comédienne et un musicien.
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« Ma peau froissée, mes seins rassis
N’excitent plus aucun désir
On peut bien me trouver jolie
Mais je ne suis plus qu’une amie »
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Le mot de l'auteur / metteur en scène
Depuis l’enfance, les filles grandissent avec des injonctions invisibles sur la façon de se tenir, de s’habiller, de parler ou de séduire, qui façonnent leur rapport au corps bien avant qu’elles ne s’en rendent compte. Avec La Femme Papillon, j’ai voulu suivre cette quête d’identité et ses évolutions souvent chaotiques, sans en faire une pièce à charge ni un manifeste, pour que chaque spectateur puisse y projeter ses propres questions.
Le décor victorien dessine le carcan dans lequel l’héroïne évolue avant de s’en libérer, et un miroir géant en fond de scène joue avec les reflets, comme pour rappeler que l’image que nous avons de nous-mêmes dépend souvent du regard des autres.
La musique de Léo Grise, entre guitare, clavier et textures électroniques vintage, flirte avec Portishead, Hooverphonic ou Melody Nelson, et accompagne chacune des métamorphoses de l’héroïne, de ses premiers pas hésitants jusqu’à sa libération.

